Le rosier de Damas fait partie des roses anciennes, tout comme le rosier de Provins, également cultivé pour son essence et eau florale. Il serait issu du croisement de Rosa gallica et d'une espèce de Synstylae, Rosa phoenicia ou Rosa moschata. Ses feuilles composées, pennées, caduques sont sensibles à la rouille, maladie cryptogamique sans risque pour la survie de la plante mais nuisant néanmoins à sa productivité. Il est très épineux, de 1 à 2 mètres de haut et portant des fleurs de petite taille. Il drageonne facilement (tiges partant de la souche souterraine). La floraison a lieu au mois de mai uniquement, d’où son nom de « Rose de mai ». Les fleurs doivent être récoltées tous les matins après la rosée, afin d’obtenir une distillation de qualité optimale. Le fruit rouge appelé cynorhodon est rempli de petits grains qui en réalité sont les fruits (akènes), regroupés à l'intérieur du réceptacle floral et riches en vitamine C. Le cynorhodon est appelé vulgairement « gratte-cul », car il fournit du poil à gratter. Apaisante cutanée, rafraîchissante et anti-âge, la Rose est employée sur les peaux sèches, sensibles et matures. Elle s’adresse au cœur, harmonise, réconforte et console : chagrin d’amour, deuil, tendresse, maternité...